Economie et investissements : les aveux de Benmeradi

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Economie et investissements : les aveux de Benmeradi

Message par djam09 le Ven 27 Mai - 8:50

Après avoir affirmé pendant plusieurs années que l’Algérie avait besoin uniquement de transfert de savoir‑faire et non d’investissements, le gouvernement est‑il en train de revoir sa stratégie ? Dans un entretien à l’agence AFP, diffusé ce jeudi 26 mai, Mohamed Benmeradi, ministre de l'Industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement, a reconnu que l’Algérie avait besoin d’investissements et de savoir-faire pour sortir de sa quasi‑dépendance du secteur des hydrocarbures.


« L'Algérie c'est un marché potentiel, elle a des programmes d'investissements, elle a des ressources, elle a des capacités », a‑t‑il dit. « D'un autre côté, nous sommes devant un dilemme : nous avons une économie extravertie qui dépend d'un seul secteur. Nous souhaitons à tout prix la diversifier », a‑t‑il ajouté, reconnaissant que « les 15 dernières années nous ont montré que nous n'avions pas réussi cette diversification ».
Mohamed Benmeradi a tenté d’expliquer et de justifier les mesures prises depuis 2008, notamment celles concernant les investissements étrangers, très critiquées dans les milieux économiques. Il a d'abord expliqué qu'il y avait eu une rectification fondamentale en 2008 avec la loi de Finances complémentaire en vue notamment d'imposer aux investisseurs étrangers des partenariats avec l'Algérie. Celle‑ci a été complétée les années suivantes, affinée. « Ce n'est pas de l'instabilité c'est une rectification de fond », a‑t‑il affirmé. « Notre objectif est de mettre en place un mécanisme » qui permette un développement des partenariats pour acquérir un savoir‑faire, plus important que le simple commerce entre pays.

Mais, « dans notre dispositif il y a énormément de lacunes », a‑t‑il reconnu. « Nous faisons face à des incohérences : nous sommes en train de les corriger », évoquant notamment toutes les lenteurs administratives. Selon lui, Abdelaziz Bouteflika a demandé à ses ministres « d'engager de manière radicale une débureaucratisation » dans tous les secteurs. « Malheureusement, nous avons hérité de la bureaucratie du droit français », a déclaré M. Benmeradi, soulignant que les entreprises algériennes se plaignaient des mêmes maux.
tsa

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